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Cap Plein SUD IDF Septembre 2018

Édito

L’été a été chaud, et pas seulement du point de vue de la météo. Si on en croit le journal « Le Monde » dans son édition du 28 juillet, il a fallu que l’État mette la main à la poche pour qu’on ait nos payes versées en juillet. Une fois encore, l’État a décidé de « sauver » l’AFPA, mais pour combien de temps ? Car cette technique qui nous laisse crever par asphyxie pour nous donner une gorgée d’oxygène au dernier moment, d’une part dégrade notre santé, mais surtout ne produit aucun bénéfice ni à court ni à long terme. Depuis le temps que l’État nous subventionne d’une manière déguisée ou d’une autre (plan 500 000, prépa compétences entre autres), ça lui revient quasiment aussi cher que du temps de la subvention (avant 2005), mais avec les résultats en moins sur la qualification des chômeurs et leur retour à l’emploi. Surtout que depuis tout ce temps, les Conseils Régionaux ont prouvé – toutes lignes politiques confondues - toute la considération qu’ils avaient envers « les plus éloignés de l’emploi » : rien à battre. Il suffit de voir le montant que le CRIF, Conseil Régional d’Ile de France, accorde à la formation AFPA dans son dernier appel d’offres : tout juste un peu plus du tiers de l’enveloppe qu’elle touche de l’État pour assurer cette mission (cf. Brèves de CRE).

La chaleur et la coupure estivales auront aussi permis au gouvernement de passer en loucedé la réforme de la formation professionnelle : le 1er août, la loi « Avenir professionnel » a été définitivement adoptée. Au programme : fin d’un crédit d’heures pour se former, mais en échange, chaque salarié bénéficiera d’un chèque formation, qu’il pourra dépenser comme il l’entend. Bon, c’est pas avec 500 € par an qu’il pourra avoir les mêmes formations qu’avec les 24 heures annuelles du CPF. Mais Pénicaud a tout prévu : « Lorsque le coût de cette formation est supérieur au montant des droits inscrits sur le compte [...] le compte peut faire l’objet , à la demande de son titulaire, d’abondements en droits complémentaires pour assurer le financement de cette formation. Ces abondements peuvent être financés notamment par :

1° Le titulaire lui-même ; … » (L.6323-4 Code du Travail)

Bref, chômeur en reconversion sera un nouveau signe extérieur de richesse.

Affaire Téfal l’inspectrice du travail devant la cour de cassation

La Cour de cassation aura à se prononcer, le 5 septembre, sur la légalité de la condamnation de l’inspectrice du travail pour recel de violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel.

Cette condamnation faisait suite à un dépôt de plainte contre X de TEFAL en avril 2015, le procureur d’Annecy ayant engagé des poursuites… contre l’inspectrice du travail ! Son crime ? Avoir étayé sa dénonciation par des emails compromettants échangés au sein de TEFAL, et entre TEFAL et l’administration, qui lui avaient été transmis par un salarié de TEFAL lanceur d’alerte, également poursuivi ; avoir mis en copie de sa saisine du CNIT les organisations syndicales de son ministère, qui l’ont aidée en lieu et place de sa hiérarchie défaillante.
Les enjeux de cette affaire sont importants pour l’ensemble des salarié-es, ils concernent l’indépendance des services de l’inspection du travail, l’exercice du droit syndical et le statut des lanceurs et lanceuses d’alerte dans une période où les droits et protections collectifs sont sans cesse remis en cause.

Dans cette affaire Téfal, ce sont l’inspection du travail, les organisations syndicales et les lanceurs d’alerte qui furent cloués au pilori pour avoir joué leurs rôles respectifs de garants de l’intérêt général.

Ce procès est aussi celui de la mission de l’inspection du travail, démantelée depuis des années par les gouvernements successifs et qui doit faire face aux attaques incessantes du MEDEF et du patronat à travers la mise en cause de ses agents, sans que le ministère du travail n’y trouve jamais rien à redire.

Compte-rendu CRE – Languedoc-Roussillon Juillet 2018

(lire la version PDF)

  • La mobilité contrainte, imposée comme règle de fonctionnement ?
  • Qualité du travail ou qualité de vie au travail ?

La mobilité contrainte imposée comme règle de fonctionnement ?

La défaillance avérée de nos dirigeants conduit à la faillite l’Afpa (près d’1 milliard de déficit en fin d’année), nos tutelles (ministère du travail et celui des finances) exigent de l’Afpa des mesures de gestion du personnel permettant de retrouver l’équilibre financier.
Fini le service public, fini l’espoir de travailler pour sortir les personnes en difficulté, maintenant il faut-être « rentable » pour payer l’incompétence des dirigeants. Désormais, tout formateur ayant moins de 6 stagiaires sera considéré comme un poids, une charge à supprimer du paysage.

La priorité de l'Afpa est d'alimenter la plate-forme de mobilité

Pour ce faire l’Afpa décide de fermer automatiquement ces formations afin de transformer les salariés en « sous-activité », en salariés « sans activité ».  En Auvergne-Rhône-Alpes 96 personnes sont concernées, 80 en Provence-Alpes-Côte- d’Azur. Combien dans les autres régions ?
Trois propositions d’emploi leurs seront offertes et en cas d’incompatibilité familiale ou professionnelle, ils seront licenciés.

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Compte rendu CRE Nord Pas de Calais Juillet 2018

Info du CRE NPDC de Juillet 2018 à BERCK

Point Information générale : les « AI » !!!

Quand certains d’entre nous ne savent plus ce que signifie « AI » ? Augmentation Individuelle. D’autres n’en connaissent même pas l’existence !

CLASSE

Femme

Homme

F + H

2 à 4

-

-

-

5

1

1

2

6

2

1

3

7

-

-

-

8

2

-

2

9

1

2

3

10

-

-

-

11

-

1

1

12

-

-

-

13

5

6

11

14

5

19

24

15 à 17

-

2

2

TOTAL

16

32

48

 

Oui les « AI » existent toujours, mais distribuées au compte-goutte et ce sont majoritairement les classes 13 et au-delà qui en profitent, ci-dessous, l’attribution nationale par classe (source : Rapport situation comparée F/H 2017).

50 % des AI pour les classes 14 alors qu’ils ne représentent que 3,95% des effectifs. 

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CCE du 13 juillet 2018 Communiqué SUD FPA aux salarié-e-s de l’AFPA

Alors que la Direction Générale cache aux élus et aux organisations syndicales du CCE les conséquences des orientations stratégiques sur l’emploi, le nombre de centres et le dispositif de formations, toutes les délégations, sauf SUD, ont accepté d’être consultées et de rendre un avis...après s’être toutes plaintes d’une consultation insincère et déloyale…

Rendre un avis c’était donner un « feu vert » à la Direction pour qu’elle puisse enclencher de manière irréversible son Plan d’entreprise dès l’automne.

Maintenant, le mal est fait.

Pourquoi avoir rendu un avis (l'avis positif de la CGC atteignant le comble de l'incohérence) alors que SUD FPA proposait une voie alternative (lire la déclaration SUD FPA du 13 juillet 2018) qui aurait contraint la Direction Générale à présenter les conséquences en terme d’emploi, de fermeture de centres et de GRN…et permettant au CCE de proposer d’autres solutions moins coûteuses pour le personnel.

Une voie alternative qui était pourtant en cohérence avec les déclarations des différentes délégations du CCE.

Lors de ce CCE extraordinaire du 13 juillet, les élus SUD FPA ont refusé de participer à cette consultation incompréhensible.

CCE du 13 juillet 2018 Déclaration SUD FPA

Déclaration de la délégation SUD FPA au CCE du 13 juillet 2018

Pour la délégation SUD FPA il n’est nullement question de participer en quelque manière à ce processus illégitime de consultation sur les orientations stratégiques et leurs conséquences sur l’activité et l’emploi. Pour les raisons suivantes.

La direction empêche le CCE de réaliser sa mission

L’article L2323-10 du code du travail dispose que chaque année le comité d'entreprise est consulté sur les orientations stratégiques de l'entreprise, définies par l'organe chargé de l'administration ou de la surveillance de l'entreprise, et sur leurs conséquences sur l'activité, l'emploi, l'évolution des métiers et des compétences, l'organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l'intérim, à des contrats temporaires et à des stages. Cette consultation porte, en outre, sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et sur les orientations de la formation professionnelle.

Le comité est consulté sur les orientations stratégiques et sur leurs conséquences sur l’activité, l’emploi…Et ces deux objets de la consultation sont indissociables. Comment en serait-il autrement lorsque la mission générale du comité est de permettre la prise en compte permanente des intérêts des salariés. Or l’intérêt primordial des salariés n’est-il pas d’abord et avant tout dans le contexte actuel d’un nombre de chômeurs très élevé de voir se développer l’emploi et/ou de ne pas perdre son emploi ? Dans le contexte actuel de l’AFPA, les orientations stratégiques dont l’un des objectifs est de mettre à fin à une catastrophe financière selon le document de la direction vont avoir de fortes conséquences sur l’emploi.

AFPA : la direction raconte de belles histoires à dormir debout

Les salariés de l’AFPA le savent, un plan d’entreprise radical devrait nous tomber dessus avant la fin de l’année 2018. Au menu, des fermetures de centres, de GRN, l’externalisation à grande échelle de l’hébergement, voire de la restauration, la réingénierie de tous les métiers de production et d’appui, une mobilité professionnelle ou géographique contrainte, des licenciements ?

Toutes les entreprises font accompagner leurs plans de restructurations de « conduites de changement » et de techniques de manipulation des salariés pour qu’ils cautionnent les destructions. Les salariés sont transformés en acteurs du système qui va les malmener.

L’AFPA n’échappe pas à ce lieu commun du management et comme le dit un document adressé au CCE, «  la direction générale souhaite mettre en œuvre une dynamique de contribution des salariés sur différentes actions à conduire pour mettre en œuvre le plan de transformation de l’entreprise, traduit à ce stade dans les orientations stratégiques. »!

Un questionnaire sur AGORA

Pendant toute la 1ère semaine de juillet, les salariés ont pu répondre en ligne à un questionnaire configuré selon leur catégorie hiérarchique (Directeurs, Managers et autres, c’est-à-dire les sans grade)…Après 6 relances de la direction sur la messagerie interne (Partagez votre vision de l’AFPA2022) 996 salariés ont répondu et 112 d’entre eux vont participer à un séminaire de synthèse prévu le 12 juillet.

Ces « verbatim », sur la base de questions bien orientées, notamment pour le métier de formateur, vont servir à confirmer les orientations stratégiques (peut-être faudra-t-il d’ailleurs saupoudrer quelques expressions divergentes pour que ça fasse plus vrai !) : dans le style : ce sont les salariés qui le disent et qui le veulent !

L’intoxication a déjà commencé. Voici quelques exemples de réponses qui sont déjà présentés sur Agora, classés selon les trois rubriques du questionnaire AGORA.

Mobilité : quelles questions se poser lorsqu'on est amené à se déplacer dans le cadre du travail ?

(Lire la version PDF de l'article)

Plus que jamais on vous demande de vous déplacer hors de votre lieu de travail habituel. Dans le cas de mobilités ponctuelles quelles règles s'appliquent ? Quels sont les défraiements et les modalités de récupération ? Comme il n'est pas simple de s'y retrouver, SUD FPA vous propose la liste des questions à se poser.

Formalisation

  • Si j’accepte cette action, suis-je en « ordre de mission » (note de déplacement acceptée) ou ai-je une lettre de mission (document RH stipulant l’emploi tenu, début, fin, lieu d’exercice) ?
  • Le manager a-t-il formalisé ses réponses à toutes mes questions (cadre, conditions du déplacement…) pour avoir un écrit auquel me référer par la suite ?
  • Mes contraintes ont-elles bien été inscrites dans ce document ?

Distance et vie personnelle

  • Votre trajet domicile-travail est-il allongé de  plus de 50 km ou de plus de 1h30 ? ou de plus de 100 km ?
  • J’accepte de me déplacer pour cette action mais mes contraintes personnelles ne me permettent pas de me déplacer pendant telle ou telle période, ou à plus de x kilomètres ou pendant plus de x jours par semaine. Comment le faire entendre au manageur?
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Communiqué intersyndical aux salariés de l'AFPA sur le report des élections

REPORT DES ÉLECTIONS POUR LA DÉFENSE DES SALARIÉS

Un plan d’entreprise est prévu à l’automne, la Direction Générale a fait cette annonce en CCE. Ce plan d’entreprise serait la suite des orientations stratégiques présentées depuis quelques mois.

  • Ce plan d’entreprise comprendra des fermetures de centres, des fermetures de formations et des réorganisations des fonctions supports au siège, dans les directions régionales et dans les centres ;
  • Ces fermetures vont toucher directement les salariés… ;
  • D’autant que la situation financière de l’AFPA continue de se dégrader ;
  • Une certitude : toutes les régions, tous les salariés, vont être impactés par ce plan d’entreprise !

En même temps, l’application des ordonnances Macron réduit fortement dès les prochaines élections professionnelles le nombre de représentants du personnel.

Cap Plein SUD IDF juin 2018

Edito

Plan d’entreprise à l’AFPA : il y aura encore des élus Délégués du Personnel et CHSCT pour défendre les salariés lorsque les choses vont commencer à empirer. Voulues par la direction en juin, histoire d’avoir le champ libre pour septembre, les élections sont reportées au premier semestre 2019. Champ libre, car on ne le répètera jamais assez, les prochaines élections seront les premières à l’AFPA dans le cadre réduit des lois Macron-Pénicaud, lois qui prévoient la suppression des délégués du personnel (DP) et des Comités d’Hygiène et de Sécurité, et des Conditions de Travail (CHSCT). D’autant que la direction en rajoute une couche en supprimant au passage les délégués syndicaux locaux. Bref, la disparition des élus de proximité. Alors on comprend mieux le coup de gueule de la CGC, le syndicat des cadres, les seuls à avoir continué de toucher augmentations et primes depuis ces huit dernières années. Depuis des mois et des mois que son président milite ouvertement pour la suppression d’emplois (au moins 2000) et la fermeture de centres, ça lui en a fichu un coup au moral de savoir que tous les syndicalistes, ceux qui défendent les salariés, seront encore présents, dans tous les établissements, pendant toute la durée du plan d’entreprise qui est annoncé « à partir de septembre ».

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Cahier revendicatif Solidaires

cahier revendicatif Solidaires

"Le système néolibéral  affaiblit progressivement le pouvoir politique (démocratie), au profit du pouvoir économique et financier (oligarchie). En favorisant ainsi le pouvoir de l'argent, on enlève au peuple toutes possibilités d'actions sur son destin. La démocratie devient virtuelle."
 
Syndicat SUD FPA Solidaires - Tour Cityscope, 3 rue Franklin -  93100 Montreuil -  01 48 70 52 18
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