Réponse à la lettre de départ en retraite de la directrice générale adjointe

En réponse à la lettre adressée par la directrice générale adjointe, Patricia Bouillaguet, -à l'occasion de son départ en retraite- aux salariés de sa direction et de la région IDF, un formateur de Créteil, Michel Gineste, adhérent de SUD, lui répond. Michel Gineste a envoyé une copie de cette lettre au président Yves Barou et aux organisations syndicales (CGT,CGT-FO, SUD) du centre de Créteil. Nous publions ci-dessous la lettre de la directrice puis la réponse de Michel Gineste.

 

Lettre de la directrice aux salariés

Comme vous en avez été informés par message du Président sur Agora, je quitterai mes fonctions à l’AFPA à la fin de l’année.

 J’aurai passé plus de 15 ans à vos côtés pour relever de nombreux défis, certains avec succès, d’autres moins, mais ensemble nous avons toujours su rebondir.

 Vous m’avez beaucoup appris au cours de ces années passées avec vous, soyez en remerciés.

 L’AFPA est à un tournant de son histoire.

 L’AFPA traverse des difficultés mais elle s’est donné les moyens de sa transformation. Vous en connaissez la feuille de route avec le plan de refondation. Une nouvelle équipe de direction se met en place tant en direction générale qu’en direction régionale Ile de France, pour conduire cette transformation.

 Le défi à relever est sur les 5 ans qui viennent de revenir à un niveau d’activité tel que nous l’avons connu jusqu’en 2009.

 A quelques jours de mon départ je me permets de vous exprimer quelques principes fondamentaux que je me suis toujours appliquée à moi-même et qui, dans la période actuelle que traverse l’AFPA, seront aussi les clefs de votre réussite individuelle et collective :

C’est parce que vous saurez vous rassembler que collectivement vous gagnerez.

 C’est parce que vous parviendrez à mettre votre engagement au service de nos publics devant les intérêts individuels, les querelles de chapelle et les conflits de pouvoir que vous réussirez.

 C’est par la confiance et le respect que vous vous accorderez les uns aux autres que vous avancerez.

 C’est enfin par une humilité toujours renouvelée, parce qu’on a toujours à apprendre des autres, que vous grandirez.

 J’ai concentré toute mon énergie, pendant 15 ans pour que l’AFPA soit toujours considérée comme la référence nationale pour la qualification des actifs :

- qu’elle porte les programmes nationaux ou régionaux en lien avec ses missions de service public

- mais aussi qu’elle soit présente auprès des entreprises à des moments clefs de leur évolution.

 Je pars confiante dans l’avenir de l’AFPA. Rémi Bordet, Lionel Rouillon et Dominique Schwach sont maintenant là pour prendre le relais.

 Mais mon engagement pour notre maison commune l’AFPA, c’est aussi, et avant tout, votre engagement de tous les jours.

 Pour cela, je sais que l’AFPA a de nombreux atouts, elle dispose de ressorts individuels et collectifs qui permettront son rebond. Je n’ai là-dessus aucun doute.

 Je connais les efforts que vous faites déjà tous les jours pour répondre le mieux possible à ceux qui attendent de nous d’apprendre un métier, tremplin vers l’emploi.

 Je suis assurée que vous serez à la hauteur de ce qu’on attendra de vous.

 Après plus de 15 ans passés à l’AFPA et plus de 42 années d’engagements en faveur de l’emploi et de la formation professionnelle, j’ai décidé de vivre une nouvelle vie.

 Je n’aurai certainement pas le temps de remercier chacun de tous les collaborateurs avec qui j’ai eu la chance de travailler, au siège, en Ile de France, dans le Nord Pas de Calais et dans les autres régions.

 Je tiens par ce courrier à vous remercier pour le plaisir et la fierté que j’ai eu à travailler à vos côtés au cours de toutes ces années.

 Je quitte l’AFPA mais je continuerai à m’investir sur les sujets de l’emploi et de la formation professionnelle dans lequel je suis tombée dès mes études universitaires.

 Mais après l’action, il me vient un temps à consacrer à la réflexion.

 Sachez que, quoi que je fasse dans les années qui viennent, je resterai toujours l’ambassadrice de cette maison à qui j’ai tant donné mais qui m’a aussi tant rendu !

 

Lettre de Michel Gineste, formateur à Créteil

Objet : votre lettre adressée « aux salariés de l’AFPA ».

Je viens de recevoir votre lettre adressée « aux salariés de l’AFPA ». Elle me fait penser à mes collègues formateurs qui, comme vous aujourd’hui, ont pris leur retraite. Sous votre responsabilité, ils ont subi l’humiliation d’un déclassement après plus de 30 ans de bons et loyaux services. Vous regretterez peut-être l’AFPA, mais ce n’était pas leur cas. Ils sont partis dégoûtés, après avoir fait la réputation d’une association que vous avez conduite au bord de la cessation de paiement.

Votre lettre commence par de nombreux lieux communs, où il est question de « rebondir, de défis, de tournant de l’histoire, de difficultés »… Bref, un discours managérial adaptable à n’importe quelle situation, qui en dit long sur l’estime que vous nous portez.

Vous y ajoutez quelques « principes fondamentaux » ! Ainsi, après avoir participé activement à la liquidation de nombreux secteurs de l’AFPA, dont celui auquel j’appartiens, vous vous croyez autorisée à donner des conseils. Je trouve que vous ne manquez pas d’aplomb.

Nous devons « savoir nous rassembler », alors que vous avez tout fait pour nous diviser.

Vous évoquez « des intérêts individuels, des querelles de chapelle, des conflits de pouvoir »… De quoi parlez-vous ? A qui vous adressez-vous ?

Vous parlez de « respect » ! Vous qui n’avez pas la correction de répondre aux courriers de ceux que vous venez de déclasser et qui vous demandent une explication ! Au nom des centaines de formateurs qui finissent leur carrière dans les « groupes fermés », je vous dénie le droit de parler de respect !

Vous parlez « d’humilité »… Avez-vous relu votre lettre ? Un bel exemple d’humilité !

Vous dites connaître nos efforts… En ce qui me concerne, je ne vous ai jamais vue (*). Vous ne savez rien de mon travail, ni des efforts que je fais ou que je ne fais pas.

Profitez de votre retraite, mais de grâce, laissez l’AFPA tranquille ! On essaiera de trouver d’autres ambassadeurs…

Cordialement.

Michel GINESTE
(*) : En réalité, j’ai eu le plaisir de vous apercevoir une fois à Créteil. C’était le 14 septembre 2011. Vous essayiez d’empêcher un Sénateur de rencontrer le personnel du Centre.

Toujours à propos de ce 14 septembre, avez-vous précisé à Monsieur BAROU que vous aviez tout fait, avec Madame VERGNAUD, pour empêcher les membres de la Commission Formation Professionnelle du Conseil Régional d’Ile de France de rencontrer le personnel de Créteil ?

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