Compte rendu SUD FPA CRE Nord Pas de Calais Janvier 2014

En dehors des élus et des représentants syndicaux, étaient présents Jean-Marie Quintard en tant que Président du CRE et Sandrine Leroux-Drolez (RRH). Nous avons eu l’intervention de Jean-Pierre SAMIEZ sur la situation économique 2014.

Premier point abordé : la désignation du prestataire pour la rédaction des PV

Afin d’avoir le PV des réunions plénières du CRE rapidement (sous 10 jours), le Secrétaire s’est orienté vers un prestataire extérieur. Un salarié de ce prestataire sera présent à chaque réunion. Un enregistrement audio sera effectué.

Deuxième point : Informations du président

Lors du séminaire de Toulouse, le Président de l’AFPA et le DG ont fait un point d’étape sur le plan de refondation ainsi que sur l’organisation et le déploiement de la nouvelle modularisation.

Un rappel sur la stratégie a été faite : l’Afpa est d’utilité publique, les centres sont à vocation nationales Un constat national est fait sur la mobilité inter régionale des stagiaires. Elle a globalement diminuée dans les régions (2 à 3 points selon les régions). En NPDC, elle est d’environ 10% ce qui reste correcte. Il faut trouver une solution pour maintenir les offres nationales, cela engage les financeurs.

L’objectif du chiffre d’affaire national 2013 était de 784 millions. Les résultats se situent aux alentours de 760 millions soit un déficit de plus de 20 millions d’euros. L’AFPA n’a pas d’autre choix que d’augmenter le marché entreprise.

Un chantier national est lancé au niveau de la ligne RH sur la mobilité des formateurs et la remise en place d’un dispositif d’itinérants. Il y a une volonté de diminuer le recours aux CDD.

Pour palier à la sous-activité des formateurs dans certaines régions, les équipes de direction locales devront renseigner la plate-forme de mobilité. Les managers de formation pourront ainsi se rapprocher des centres pour connaître les possibilités de mobilité.

Mobilisation de l’ingénierie sur la nouvelle offre de formation : modules, séquences, séances. Comment on la déploie, à quel rythme ?

Le plan des 100.000 devrait en 2014 permettre à l’AFPA de maintenir une certaine activité.

Les années 2014 – 2015 comportent des zones de risques notamment avec le nouvel appel d’offre de Pôle Emploi sur les marchés subséquents où tout ou partie peut être remis en cause. La concurrence pratique des prix « lowcost » juste pour être sur le marché. Nous aurons la réponse à cet appel d’offres en février-mars.

Des risques également avec le Conseil régional concernant le montant du plan de formation que nous serons en capacité de décrocher. L’estimation est de 52 millions d’euros mais le budget de la région est en baisse du fait de la diminution des recettes des cartes grises donc rien n’est gagné. Le conseil régional ne finance que 60% du dispositif.

Les cinq axes présentés par la direction comme étant les voies de salut de l’AFPA sont :

  1. Une nouvelle offre de formation avec son découpage en modules

  2. Le plan des 100.000

  3. L’augmentation des recettes sur le marché entreprise

  4. La mobilité des formateurs et le travail en équipe

  5. Les projets des centres refondés

La plate-forme SATEL, qui vend les formations courtes pour l’AFPA, traitait jusqu’à ce jour uniquement les appels « Entrant ». Des appels de prospection dit « Sortant » vont être mis en place sur les formations règlementaires (CACESS ; FIMO, habilitation électrique, etc …) pour attaquer le marché privé.

Décision de fermeture du centre de Bruay en Artois. Actuellement il reste 4 formateurs qui devraient animer des formations sur Douai et Liévin.

Bilan du plan 30 000 en 2013 : 266 stagiaires accueillis dans la région, 3 700 au niveau national.

Troisième point : Situation économique 2014

Intervention de Monsieur Jean-Pierre SAMIEZ

Le budget 2014 est le premier budget en hausse depuis 4 ans. Ce budget ne concerne pas Afpa Transition, ni les plateformes comptable, paie et patrimoine.

Le budget de la masse salariale 2013 est identique à celle de 2014 avec neuf ETP en moins cette année (Equivalent Temps Plein). Cela est dû aux vingt deux départs à la retraite prévus cette année dans la région et des indemnités légales qui accompagnent ces départs.

Sur la branche « entreprise », il est prévu de faire 3,3 Millions d’euros, soit une augmentation de 20%. C’est un objectif déjà atteint dans le passé et la direction reconnaît que c’est le seul endroit où on peut augmenter le chiffre d’affaire. Pour la direction ce chiffre est atteignable car nous ne représentons que 1% du plan de formation des salariés de la région.

Le Président du CRE reconnaît que la direction régionale a fait l’erreur de délaisser les territoires locaux et que maintenant c’est aux directeurs de centre à reconquérir. Les directeurs de centre doivent devenir commerciaux sur leur territoire, démarcher les entreprises qui s’y trouvent. Des rencontres formateurs-équipe commerciale ont commencé et se poursuivront.

La question est posée sur l’aspect concret de cette reconquête et surtout le lien avec les commerciaux qui ne sont pas sous la responsabilité hiérarchique des directeurs de centre.

Le Président reconnaît que la direction régionale a du mal à trouver le bon maillage commercial. Avant, avec un commercial dans chaque centre cela n’allait pas et maintenant avec un service commercial centralisé en direction régional cela n’est pas non plus le meilleur plan.

La direction régionale cherche et travaille sur une solution intermédiaire en écartant clairement le retour d’un commercial dans chaque centre.

Le Président du CRE ajoute que pour fin mars, les directeurs de centre doivent élaborer des plans d’actions locaux sur la stratégie commerciale à tenir et qu’il y aura des co-décisions entre le directeur de centre et la responsable commerciale régionale. Le CRE suivra donc attentivement l’avancé de ces plans d’actions.

Quatrième point : Restauration du centre de Dunkerque

Madame Sandrine Leroux-Drolez (RRH) annonce au comité qu’elle n’a pas eu le retour de la consultation du CHSCT sur l’utilisation de la restauration collective d’ARCELOR (voir le CR SUD du CRE du 17 décembre 2013). Elle a fait plusieurs demandes auprès de la directrice du centre de Dunkerque mais sans retour de sa part.

Le comité déplore l’absence du retour de la consultation du CHSCT. Le comité fait état de situations tendues avec l’allongement de la coupure du midi et donc le changement des horaires de travail.

L’exemple est pris d’une formation où, ni les stagiaires ni le formateur ne se rendent sur le site d’Arcelor pour se restaurer mais à qui le changement d’horaire a été imposé.

Dans ces conditions, et en l’absence de plus d’éléments d’information, le comité déclare ne pas pouvoir être consulté lors de cette réunion.

Cinquième point : Plan prévisionnel de formation 2014 : consultation de décembre

Le plan prévisionnel de formation 2014 avait été présenté lors du CRE du 17 décembre dernier par Madame Sandrine Leroux-Drolez (voir CR SUD du 21 décembre).

Le Président du CRE trouve que depuis plusieurs années il y a eu des dossiers qui ont été délaissés. La formation du personnel en est un exemple et aujourd’hui cela « nous retombe dessus ». Il n’est pas normal de voir que dans une formation technique, un formateur fasse intervenir un collègue formateur sur une partie de sa formation. Un formateur en « Maintenance industrielle » ou en « ITS » par exemple doit être en capacité d’assurer l’intégralité des contenus prévus dans sa formation. Si cela n’est pas le cas, il doit aller se former.

La commission de perfectionnement qui devait se réunir en janvier n’a au final pas eu lieu. Les élus SUD avaient demandé un bilan sur les points positifs et négatifs de 2013 afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Il faudrait analyser pourquoi le personnel n’a pas effectué de perfectionnement en 2013. De plus, nous aurions souhaité que ce plan 2014 soit construit à partir des entretiens individuels pour « coller » au mieux aux demandes des salariés.

Le comité a été consulté ce 21 janvier sur le plan prévisionnel de formation. Dans l’attente du bilan demandé sur le plan de formation 2013 et qui fera l’objet de discussion en commission, SUD n’a pas rendu d’avis.

Sixième point : situation de l’emploi

Remarque : Les membres du CRE sont régulièrement mis en difficulté avec les tableaux chiffrés remis par la direction. En effet, difficile de comparer deux tableaux quand ceux-ci sont construits à partir de repères différents !

L’exemple qui s’est présenté lors du CRE de ce 21 janvier concerne les effectifs de la région en 2013 avec un classement par code emploi (C01 : Management fonctionnel régional, C08 : Appuis services, C09 : Formation, etc …) et un autre tableau sur les effectifs 2014 mais avec un classement par domaine d’activité (RH et dialogue social, Développement service public, Développement commercial, Achat logistique, etc …).

L’objectif donné à la région NPDC pour fin d’année est de diminuer les effectifs pour atteindre 550 salariés (ETP moyens). Afin de pouvoir analyser avec précision comment et où vont être supprimés ces postes, nous avons demandé les tableaux des effectifs centre par centre avec le classement par domaine d’activité.

La délégation SUD du CRE Nord – Pas de Calais
Claudine DUPONT – Didier COUSIEN – Michel WALCZAK – Jean-Marc GODGENGER

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