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CRE AFPA Languedoc Roussillon Juillet 2015

 Analyses du CRE de juillet 2015

Enfin la direction semble avoir compris

 Historique :

Fortement suggérée par l’Afpa pour l’achat de formation à distance, la région s’est laissée convaincre. Pour notre direction, l’enjeu est de passer devant la concurrence, et d’obtenir un gain de 25% de productivité (en vitesse de croisière). En ces temps de « vache maigre », ces arguments sont lourds et fascinants.

Bizarrement à partir de cet instant, la direction oublie la production !!

Pour un démarrage début 2015, à travers des réunions régionales, dès le 2ième semestre 2014 les formateurs concernés sont informés du changement prévus, mais très peu formés c’est à dire : informations, suivis d’apprentissages sur des exercices, enfin modalité d’évaluations.

Ce qui a généré à l’époque déjà de fortes inquiétudes dans le personnel.

Le 5 janvier certaines formations commencent l’ « expérimentation »

Le choc de la réalité

1) Les « cyber-bases » promises avec les médiateurs techniques n’existent pratiquement pas.

2) Les stagiaires se retrouvent seuls, entre eux devant leurs ordinateurs. C’est souvent en début de formation qu’ils découvrent la distance avec le formateur. Pour les niveaux 5, leurs expressions spontanées sont parfois fortes : « on veut travailler avec de vrais gens ».

3) Le formateur est dans le bâtiment à côté (fausse distance) à faire des allers et retours.

4) Mélange incompatible de stagiaires en présentiel avec d’autres à distance.

5) Les réseaux internet ne sont pas prévus pour cet usage et dysfonctionnent (lenteur).

6) Les ressources pédagogiques, ne sont toujours pas finalisées, toujours pas ordonnées finalement les formateurs sont forcés de faire le travail eux-mêmes, alors qu’en même temps ils découvrent la progression pédagogique. D’ailleurs, SUD s’est associé à un autre syndicat pour demander à ce que ces formateurs (souvent en CDD) soient passés « expert » avec effet rétroactif.

7) La plate-forme « ELMG » n’est toujours pas stabilisée, elle est soi-disant provisoire, donc on n’y investit pas pour la rendre efficiente. Elle devait-être remplacée en juillet 2015, mais nous n’y croyons plus.

8) Le recrutement n’a pas été consulté, il manque des documents pour évaluer les capacités d’auto-apprentissage et l’autonomie avec les outils informatique des candidats.

 La réalité de terrain s’impose au fameux « réalisme économique ». Argument cher à nos dirigeants pour toujours nous expliquer que : « nous n’avons pas le choix ».

 Le constat

Cette situation a provoqué :

 1) énormément de souffrance dans le personnel (beaucoup trop d’arrêt de travail), en conséquence ce sont essentiellement des CDD qui installent la FAD.

2) des stagiaires mécontents se sont parfois plaints aux financeurs.

 Pour SUD : Qui a régulièrement interpellé le DR sur le sujet, les réponses étaient toujours du même tonneau : « s’il y a dysfonctionnement c’est qu’il y a une faute individuelle », jamais il n’y a eu recherche de solution, remise en cause de l’organisation. Suite aux nombreux arrêts de travail, le DR a affirmé avec virulence : « ces personnes refusent le changement et préfèrent rester dans une position de confort ». Aujourd’hui il reconnait que son jugement n’était pas justifié.

 Mais qu’ont fait les syndicats ?

 Devant l’ampleur du gaspillage humain, dès le mois de Juin l’intersyndicale demande des comptes à la direction, qui nous explique qu’elle va réunir tout le monde pour faire un bilan.

 La réunion du 2 juillet à Nîmes

En présence du DR, d’ingénieurs de formation régionaux et nationaux, de l’encadrement Midi-Py et LR, le personnel concerné ainsi que des stagiaires ont été réunis.

Les choses se sont dites et apparemment ont été entendues.

 La prise de conscience du DR

Il explique en CRE qu’il a entendu tous les dysfonctionnements, il déclare : « les manageurs qui ont fait la programmation sont nuls, nuls ». Il rajoute : « Je n’ai pas demandé cela moi ».

  Pour SUD : Toujours le même raisonnement : chercher une faute individuelle, pour protéger l’organisation, même si elle est défaillante, ce n’est pas digne. Cette posture empêche la créativité dont on a besoin, pour s’adapter à ce monde en perpétuel mouvement.

 C’est bien un aveu d’impuissance de s’apercevoir qu’il y a une différence entre ce qui est demandé et ce qui est réellement fait. C’est bien la preuve que l’on ne peut pas diriger qu’avec de la prescription, il faut beaucoup plus de collaboration.

Le DR : « il y a maintenant une vraie difficulté à réintégrer les collègues partis en maladie, j’ai conscience que ceux qui essuient les plâtres ont donnés de leur personne et ont effectué beaucoup de travail en temps masqué ».

 POUR SUD : Plutôt que d’être resté dans le déni de la souffrance des collègues, on se demande pourquoi la direction n’a pas utilisé les CHSCT pour harmoniser la commande et la production, comme régulièrement demandé par SUD. On n’en serait pas là ?

 Plus jamais ça

 Les décisions

Le DR propose de mettre des moyens :

 1) Deux ingénieurs de formation de Midi-Py viendront en appui,

2) De chercher des solutions techniques (réseau, ordinateurs etc..).

 Pour SUD : quand et comment ?

Les formateurs ont besoin d’être formés, pas simplement informés sur ce nouveau métier : formé à la maitrise de la plate-forme et sur la nouvelle posture pédagogique qu’on leur demande d’intégrer, en tenant compte de leurs remarques pour améliorer à leurs yeux le travail.

Conclusion

Si on veut la pérennité de notre activité, ne perdons pas de vue que le sens de notre travail reste :

 1) La satisfaction de nos stagiaires

2) La satisfaction de nos acheteurs

3) Le développement des compétences de chaque salarié

S’il manque un seul de ces critères, ça ne durera pas. Le moins que l’on puisse dire c’est que sur la FAD, pour le moment c’est « tout » faux.

Preuve est faite que contourner le terrain est absurde, il doit toujours participer aux décisions le concernant et c’est malheureusement loin d’être acquis.

Ce système qui éloigne les décisions de la production génère :

1. Une dépersonnalisation du pouvoir. Nous ne savons jamais à qui s’adresser quand il y a un problème structurel (applications incompatibles entres elles, entrées décalées, raccourcissement arbitraire de formation, etc..).

2. Tous les acteurs de la chaine sont impuissants, y compris les dirigeants ! Chacun se protège de l’autre : même le DR accuse ses propres managers !

 D’avoir contraint les managers à faire respecter des procédures et exécuter du

reporting sans cesse a produit des comportements de robots. Leur rôle serait plutôt d’animer les équipes : faire collaborer les gens entre eux, remettre de l’intelligence dans l’activité. Cette situation de cloisonnement est complètement inappropriée à la « matière » avec lequel nous travaillons tous, tous les jours : l’humain (stagiaire, collègues).

Il nous faut rapidement des espaces de dialogue « vrai », ou celui qui de par son activité impacte un collègue échange avec lui afin de prendre en compte ses remarques. C’est de toute manière son collègue, il faut faire avec et ensemble.

 L’équipe de chercheurs du Conservatoire national des arts et métier(CNAM) venu faire une expérimentation au centre AFPA de Champs sur Marne prône également ces méthodes de travail.

 Yves Clot, un de ces chercheurs affirme : « il n’y a pas de bien être sans bien faire ». Autrement dit, il y a un lien étroit entre la santé psychique et la productivité. Nous en avons ici un sacré contre- exemple.

 Ceux qui sont chargés de l’organisation du travail doivent impérativement collaborer avec le terrain, cette distance ne sert personne, à part servir le sentiment de puissance des quelques décideurs cachés derrière leurs bureaux.

 On constate malheureusement que la direction est figée, c’est à nous tous de réagir, au risque de devenir chacun une machine isolée et menacée par l’activité des autres.

 D’autant que sur le sujet traité plusieurs formateurs ont réfléchi à des solutions pour plus de « productivité intelligente », qui normalement devrait intéresser la direction.

Osera-t-elle s’en saisir ? Acceptera-t-elle de reconnaitre que le terrain détient de la ressource ? Acceptera-t-elle de partager le pouvoir de décision ?

 Ou bien continuera-telle à produire en vase clos des décisions élaborées à partir de tableaux Excel coupés du travail vivant ?

 A l’aide d’une batterie de traçabilité et de contrôles pour vérifier, repérer la faute d’un collègue qui se débat entres les prescriptions contradictoires comme : faire vite et bien, ou faire mieux avec moins de moyens.

 SUD FPA 13 place du Général de Gaulle 93108 Montreuil 01 48 70 51 68.

Votre contact en région : 06.42.90.09.47.

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Cahier revendicatif Solidaires

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