CRE AFPA Languedoc Roussillon juillet 2016

Passage en EPIC le 1er janvier 2017

Quand la poste appartenait à l’état les facteurs organisaient eux-mêmes leurs tournées sur le territoire qui leur était attribué. Ils servaient de lien social pour les personnes isolées, ils en étaient fiers. Quand ils sont passé en EPIC plus le temps pour la discussion avec les « clients », c’est le manager qui organise la tournée, « optimiser et réduire les coûts » sont les mots d’ordre qui ont commencé à faire courir le postier sur des secteurs sans cohérence avec de plus en plus de collègues en situation précaire.

Aujourd’hui, l’EPIC s’est transformée en Société Anonyme, les facteurs distribuent la publicité (il faut absolument augmenter la marge bénéficiaire), une proportion de plus en plus grande de courrier n’arrive jamais à destination et le nombre d’emplois précaires a explosé. Son secteur téléphonique France Télécom s’est illustré par une vague de suicide sans précédent.

Les missions que nous a confiées l’état

  • Certification.
  • Ingénierie de formation de nouveaux métiers et de nouvelles compétences.
  • Expertise prospective territoriale.
  • Appui et ingénierie aux opérateurs du conseil en évolution.
  • Formation et qualification des personnes en vue de leur insertion et de leur accompagnement vers et dans l’emploi.

Ces missions doivent contribuer : à l’égal accès des femmes et des hommes en formation, à l’égal accès aux services publics sur l’ensemble du territoire ; à l’intégration sociale et professionnelle des personnes vulnérables (réfugiés), au développement durable et énergétique.

  • Pour SUD : Plusieurs questions se posent sur la nouvelle Afpa

 

  1. oLes centres seront-ils ouverts à tous publics selon les? Quel que soit le niveau des stagiaires?
  2. oLes formations seront-elles ouvertes à toutes les modalité?
  3. oSi les centres et les plateaux sont ouverts à tous les organismes de formation concurrents en fonction des réponses de la commande publique, comment vont se gérer les problèmes de sécurité, de programmation, de plateaux techniques.
  4. oDes centres ouverts à tous les publics pour l’accueil dans le cadre de l’appui du conseil en?
  5. oLes volumes d’activité en augmentation (parfois l’activité sera tout à fait nouvelle).
  6. oLes contenus de travail, de création de postes, de création d’emploi, de charges de travail, de productivité, de choix de personnes affectées, de leur recrutement, de leur formation….
  7. oDes formateurs mobiles, plateaux mobiles, regroupement de centres ou de personnel d’?
  8. oToutes ces ouvertures télécommandées par le?

 

  • Pour SUD : Connaissant la maison, nous savons que ce changement sera opéré par des dirigeants très loin des préoccupations du terrain. En réponse, outre la vigilance il ne faut pas hésiter à utiliser les élus afin de construire une défense efficace.

 

Peut-on faire confiance à ceux qui créent nos problèmes pour les résoudre ?

 

Conseil en formation/Epic

 

Concernant le plan « 500 000 » la direction du Conseil en formation impose d’identifier les prérequis sur les compétences « socle » (base du français), un questionnaire santé, sécurité et la maitrise des 4 opérations, ceci pour les niveaux 5. Pour les niveaux 4 et 3 se rajoute des tests de connaissance utilisables en formation.

Le défaut de prérequis ne doit pas être un obstacle à l’entrée en formation. La durée moyenne de l’entretien ne doit pas dépasser les 20 minutes, y compris la réservation en formation.

L’objectif de l’entretien est exclusivement de formaliser avec la personne les besoins relatifs aux prérequis et éventuellement d’orienter sur agir/ agir +.

 

  • Pour SUD : Il est clair que la direction n’organise pas le travail à la hauteur de la mission. La plus-value qu’apportaient les psychos était de s’assurer chez les candidats que les capacités d’apprentissage et le projet soient suffisamment solides pour arriver au bout avec succès. Aujourd’hui, les prescripteurs sont censés faire ce travail, tout le monde sait que ce n’est pas fait en conséquence les collègues recruteurs essaient de filtrer au mieux pour la réussite des stagiaires et la santé des formateurs (les dirigeants le leur reproche).
  • Il faudra faire du qualifiant, du pré qualifiant et de l’insertion en même temps dans la même section. Après avoir fait disparaitre le « pré » dans notre région.

Quel service rendu aux stagiaires ?

Combien de collègues vont « péter un plomb » ?

Comment mieux désorganiser notre appareil de production ?

 

L’intention de l’état est de permettre à tous les demandeurs d’emploi de pouvoir bénéficier d’une formation.

L’intention de nos dirigeants est de faire du chiffre d’affaire sur le dos des salariés et des demandeurs d’emploi pour s’offrir des gros salaires et du prestige dans une logique à court-terme.

L’Epic nous impose le même schéma que le plan « 500 000 » : pas de sélection.

 

A ce stade faire plus avec moins, est un suicide lent.

 

Dans l’immédiat, le dernier rempart pour se protéger est de mettre ces questions à l’ordre du jour des CHSCT, d’appuyer les élus avec des témoignages et des propositions afin de réfléchir avec nos directions de centre.

Ensuite c’est à nous élus d’exiger au national, au régional les moyens pour bien remplir la mission.

Laisser passer en râlant pour signifier son désaccord ne suffira pas, cela revient à accepter, en sachant qu’il est beaucoup plus difficile de revenir en arrière.

 

CDD

 

La direction souhaite remplacer les assistantes en CDD chargées de la rémunération à la fin de leurs contrats fin juillet par des « Emplois d’Avenir ». SUD est intervenu en séance contre la précarisation de ces collègues présentes depuis plusieurs années pour certaine, elles interviennent pendant l’une des 3 semaines les plus stressante du stagiaire et l’expertise acquise à ce poste leur permet de lisser l’anxiété des stagiaires. D’ailleurs, quand le dossier rémunération se passe mal, assurément la formation se passe mal, avec parfois de la violence. Leurs contrats en CDD seront prolongés jusque fin décembre (il s’agit d’Alès, Béziers et Carcassonne).

 

  • Pour SUD : Loin du terrain et la tête dans les chiffres la direction presse la production dangereusement. C’est à nous les CDI de défendre les collègues en situation précaire.

 

En séance SUD a soulevé la discrimination appliquée aux formateurs CDD : on leur impose les 35 heures en face à face, alors que l’accord dit que l’on doit proposer le choix au salarié entre 35, 37, 31/39 (ce qui n’est jamais fait). Si le contrat se fait sur 35 heures le formateur ne doit que 31 heures en face à face alors que tous en font 35 H. pour compenser les défaillances de l’organisation, mettre la pression sur ceux qui sont en situation fragile c’est lâche et mesquin.

Finalement la DRH a convenu qu’au moins pour les contrats longs (de 3 à 6 mois), si le collectif est en 37 heures (c’est généralement le cas) et même si c’est un formateur isolé, le formateur en CDD pourra passer en 37 heures et bénéficier de RTT comme tout le monde.

 

  • Pour SUD : C’est grâce aux témoignages précis des collègues que l’on peut convaincre la direction des dysfonctionnements et demander réparation. Souvent le rapport de subordination avec l’employeur inhibe le témoignage, par contre lorsque le sujet est ramené à l’organisation du travail l’anonymat est respecté.

Cahier revendicatif Solidaires

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