Analyse CRE AFPA Languedoc Roussillon Septembre2016

Traitement du personnel

Le DR : « Je ne pense pas dévoiler un scoop : Sachez tout de même que l'année prochaine, il y aura une baisse des effectifs dans la grande région ».

Pour SUD : Tant que l'on n’enlève pas les moyens à la production pour réussir ses missions, on est d'accord. Sauf qu'on est sûr que c'est le contraire qui se profile.

Le DR : « Les centres nous ont fait remonter 56 demandes de remplacement, nous en avons acceptés 33, nous devons en vérifier la pertinence avec les directeurs. Quand on regarde dans le détail le besoin existe mais ne répond pas aux critères de productivité.

Pour SUD : Bravo la confiance envers la hiérarchie de terrain.

Choisir la productivité de terrain au détriment de ses besoins est une erreur. Ce choix qui consiste dans un même temps à conserver les coûts de la T9 avec ses énormes salaires auxquels se rajoute une perpétuelle réorganisation de l’association est un sujet de profond désaccord avec Sud.

Le DR : « La facturation interne Afpa d’un itinérant se monte à 610.20 euros/jours, c’est la moitié pour un CDD. Pour le calcul de l’EBE, je ramène le coût itinérant à celui d’un CDD ».

Pour SUD : A qui et à quoi sert ce jonglage avec les chiffres ? La prestation n’est pas la même, le statut non plus, que se cache-t-il derrière cette facturation interne ?

Le DR : « Les CDI qui refusent de bouger entrainent plus de CDD. Par exemple, lorsqu’un salarié n’a plus d’activité dans une région alors qu’elle existe dans une autre région, en général il refuse de se déplacer, en conséquence nous sommes obligés d’embaucher des CDD ».

Pour SUD : La seule responsabilité qui nous intéresse chez un DR, c’est qu’il apporte une activité cohérente avec la structure de l’association et les compétences des salariés. C’est sa mission et pas la nôtre.

Si cette responsabilité est défaillante et qu’il oblige les salariés à suivre l’activité, il doit se remettre en cause et à minima mettre les moyens en face s’il veut une adhésion du personnel. Ce n’est pas la misérable GPEEC actuelle qui peut compenser les sacrifices des salariés.

Le rapport gagnant/perdant ne peut pas marcher longtemps.

Inverser la responsabilité en essayant de nous faire croire que l’augmentation du nombre de CDD serait de notre faute du fait de la trop forte protection des CDI est rusé mais qui est dupe ?

Nîmes : Remplacement à l’arrache !!!

A Nîmes, la collègue chargée d’accueil est tombée dans l’escalier du centre, s’en sont suivis une fracture et un arrêt de travail. La direction a utilisé une stagiaire venue d’un autre organisme de formation en PAE pour le remplacement. Seule pour assurer cette mission et sans connaitre l’Afpa, les collègues assistantes autour, débordées de travail ne pouvaient pas aider cette stagiaire. Elles ont refusé de pallier cette organisation défaillante.

Autant l’aide ponctuelle est acceptée de bon cœur, autant il en va tout autrement lorsque cela devient récurrent. Qui leur donnerait tort ? Les seules AI concédées en Languedoc-Midi-PY 20015 ont été accordées à du personnel dirigeant de la DR parce qu’il y avait une surcharge de travail. Les assistantes ne sont-elles pas surchargées et ne mériteraient-elles pas une compensation aussi ?

Sortons du concept de privilèges réservés à la classe dirigeante.

Le secrétaire de CRE a mis en demeure la direction de se conformer à la législation : un stagiaire ne remplace pas un salarié, il est là pour apprendre et avoir un tuteur.

Agir et agir plus avec rien

Les modalités de recrutements pour le « Plan 500 000 » et pour l’Epic seront les mêmes puisqu’il s’agit des missions que l’état nous donne. L’Afpa ne doit pas « sélectionner » les stagiaires. Les niveaux IV et V seront intégrés quels que soit leurs prérequis, du moment qu’ils maîtrisent les 4 opérations et qu’ils comprennent le français. Les niveaux III et IV devront prouver qu’ils ont connaissance du métier !!

Lorsque l’écart est trop grand avec le contenu de la formation nos dirigeants ont vendu à l’état la solution miracle, un parcours « Agir, Agir + » comme garantie de la réussite des stagiaires.

Depuis l’année dernière en CRE, on nous présente ce dispositif en précisant qu’il sera déployé à moyen constant (pas d’embauche supplémentaire).

Au CCE du 14 septembre, nous avons eu droit à une autre version, obligation d’avoir :

  • un responsable régional

  • un coordonnateur local (1 par centre)

  • un intervenant « appui social » (1 par centre)

  • A définir : des animateurs socio-éducatifs et des intervenants pour appui aux apprentissages.

 Aujourd’hui, dans la région rien de tout cela.

Le DR : « En CCE, on vous présente ce « beau et parfait » dispositif, mais à nous on demande de baisser les effectifs ».

Néanmoins, le DR nous promet qu’avant d’être en Epic le dispositif sera en place. (Il aurait déjà dû être opérationnel pour le « plan 500 000 »)

Pour SUD : Quel gaspillage ! Après avoir détruit avec un argumentaire économique « Le Préparatoire » qui était structuré pour répondre à ces besoins. On va bricoler un dispositif qui reposera sur : donner de l’activité à ceux qui n’en n’ont pas assez. Encore un argument économique qui ne tient pas compte des compétences nécessaires pour la prestation.

Autre que l’affichage quel sera le service rendu aux stagiaires ?

SUD FPA 13 place du Général de Gaulle 93108 Montreuil 01 48 70 51 68.

Votre contact en région : 06.42.90.09.47.

 

 

Cahier revendicatif Solidaires

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