Analyse CRE AFPA Languedoc Roussillon juin 2017

Le vrai visage de notre institution

 

Le résultat des derniers appels d’offre en Pays de Loire, Haut de France et Auvergne- Rhône Alpes est cash : 135 formateurs sans activité. Combien d’AT agents restauration, acheteurs etc… ?

Pour Sud : La direction générale va devoir faire un choix :

Soit poursuivre sa politique « low-cost » : gestion par les charges, diminuer la masse salariale des classes inférieures à 13 et limiter les investissements.

Ou bien redonner les moyens de travailler à la production afin d’améliorer sa qualité et faire la différence avec les concurrents.

 On sait déjà de quel côté penchera la décision … En plus d’être incompétents, les responsables utiliseront l’arrogance et la violence sociale pour s’imposer malgré tout. C’est ce qui se pratique déjà dans ces régions à chaque fois qu’il y a perte de commandes : mobilités forcées, démissions fortement conseillées, culpabilisation des salariés concernés.

Ressources Humaines en L.R

La précarité se poursuit : perte de plusieurs CDI ce mois-ci remplacés par des CDD, c’est un marqueur positif dit « de bonne gestion » assumé par la Direction Régionale.

Sud est intervenu sur le problème de remplacement des formateurs concernant les arrêts imprévus : maladie, accident, décès etc. :

Les remplacements de formateurs au pied levé sont compliqués, la réalité montre que pendant un laps de temps plus ou moins long (quelques jours à deux semaines) les stagiaires se retrouvent seuls en autoformation avec en plus pour certaine formations l’interdiction de toucher aux machines.

Pour Sud : Les conséquences ne sont pas anodines :

Rapidement la dynamique impulsée par leur formateur s’estompe et les stagiaires passent leurs temps assis sans activité. L’identification au formateur (paramètre important dans la relation pédagogique) s’étiole. C’est une forte source d’insatisfaction qui les mène parfois à se plaindre aux financeurs.

Au-delà de trois remplaçants, les stagiaires changent radicalement de comportement pour exiger une solution à ce qu’ils ressentent comme de l’abandon.

Au retour du formateur la dynamique, est à retravailler, l’administratif reste à faire. Pour un formateurs en situation de troubles RPS, c’est la double peine la marche est très haute.

Le manager qui a dû utiliser le stock de remplacement du centre (limité et durement négocié avec la DR) se retrouve en porte à faux vis-à-vis des autres formateurs demandeurs de remplacement.

Au final, ces pratiques ne sont pas satisfaisantes, ni pour les stagiaires, ni pour les formateurs, ni pour les managers, par contre, c’est acceptable pour la Direction Régionale qui voit cela de loin.

 Deux procédures existent pour trouver un remplacement en fonction du « droit à remplaçants du centre » :

l’une consiste à interroger les disponibilités du service itinérant, cela dure de un à dix jours (par le service pilotage et suivi de la production).

L’autre, plus rapide, passe par la Direction de l’ingénierie et des formations dans les cas les plus urgents et ne dure qu’un à deux jours.

 SUD a porté la revendication suivante :

Les procédures actuelles sont à retravailler puisqu’elles laissent trop souvent les stagiaires seuls (en auto-démmerdation), profitons du plan stratégique régional à mettre en œuvre pour le faire.

 

Responsabilisation / infantilisation

 

Les directions de centre aimeraient avoir de la marge de manœuvre pour remplacer afin d’être plus réactif et assumer ce qu’ils considèrent comme de leurs responsabilités. Sud a porté également cette revendication.

 La réponse du DR est significative : « comment fait-on lorsque les directions de centre en Occitanie se sont engagées sur un budget et qu’au bout de 6 mois, on perd 1.5 millions d’euros de commande et 1 million d’euros de masse salariale en plus ? »

 Autrement dit, le DR ne leur fait pas confiance sur leurs engagements !!

 Pour Sud : C’est plus une recherche de coupables qu’une construction de solutions pérennes. Le changement ce n’est pas maintenant.

Les arrêts maladie plombent l’EBE

 Sur l’aspect financier les centres sont persuadés qu’en cas de remplacement, ils doivent payer le salaire du titulaire et celui de son remplaçant jusqu’à six mois.

Or, l’accord sur les absences pour maladie et accident de travail (article 59) dit tout à fait autre chose : « La durée d’indemnisation assuré par l’AFPA est de 90 jours par ans, à plein salaire, sous déduction des indemnités journalières versées par les organismes de sécurité sociale. A partir du 91 ième jours, l’indemnité relève du régime complémentaire de prévoyance. »

La DRH nous assure vouloir clarifier ce point aux prochains CODIR et CRE.

 Pour Sud : une clarification sur ce point doit être apportée au plus vite afin de lever l’ambiguïté sur les coûts supportés par les centres en cas d’absence pour maladie.

 Le e-learning et la FAD

 

Le DR : « il faut réserver ces modes pédagogiques aux formations tertiaires plutôt qu’aux formations ADVF, sauf si le financeur le souhaite ».

 

Pour Sud : Enfin !!! Nous avons combattu ce changement brutal inadapté à ce public qui a provoqué et qui provoque encore des « burn-out » chez les formateurs(trices).

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