Loi Macron, loi des patrons !

Le 26 janvier 2015 s’ouvrira le débat parlementaire sur le projet de loi Macron. Ce projet de loi qui porte le nom de l’actuel ministre de l’économie, concerne pourtant des domaines aussi divers que la privatisation de l’aéroport de Nice et de Toulon, la dérèglementation de la profession des notaires, la libéralisation des transports par autocar…Macron, ministre de l’économie mais aussi de l’écologie et de la justice ! L’économie prend ainsi le pas de tout le reste. Pour sa part, le ministre du travail a disparu corps et bien. Toutes ces mesures sont en effet guidées par un credo libéral que la « gauche » socialiste reprend à son compte : encore plus libéraliser et simplifier la vie des entreprises dans l’espoir que l’activité et l’emploi refleurissent sur les terres de France. Le projet contient également des attaques très importantes contre le droit du travail, alors que les médias n’ont retenu que la réforme du travail dominical. Or, le projet prévoit également d’assouplir (encore et toujours) la procédure de licenciement économique, de réformer en profondeur les Conseils de Prud’homme ainsi que les pouvoirs de l’inspection du travail.

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Rapport de l’Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales

L’Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales, auquel participe depuis sa création l’Union syndicale Solidaires, publie son premier rapport : « De la discrimination individuelle à l’action collective. Propositions pour garantir le respect des droits syndicaux des salariés ». Il vise à dresser un état des lieux de la répression et des discrimination anti-syndicales. Il rassemble près de 40 propositions pour rendre visible ces phénomènes, lutter pour une amélioration du droit syndical et pour son application effective.

Vous trouverez ci-après le lien vers le rapport de l’Observatoire de la Répression et de la Discrimination Syndicale qui a été présenté ce matin lors d’une conférence de presse : http://observatoire-repression-syndicale.org/?cat=15

http://www.solidaires.org/article49729.html

Les exigences du Medef : Monsieur toujours +

Dans un entretien publié ce jour par le journal Le Monde, le président du Medef expose son projet de refondation d’un modèle économique et social. Sentant qu’il a l’écoute favorable du gouvernement, le Medef revient une nouvelle fois à la charge alors même que le Pacte de responsabilité, la loi sur la sécurisation de l’emploi, le Crédit emploi compétitivité... devaient déjà permettre aux entreprises de créer des emplois en nombre. 

Pour l’organisation patronale, il serait facile de créer un million d’emplois : il suffirait pour cela de supprimer deux jours fériés, de revenir sur la durée légale du travail, et de déroger au SMIC pour reprendre les mesures "phares" de son projet Il s’agit pour le Medef, d’une nouvelle offensive idéologique visant à détruire ce qui subsiste d’un modèle social qui exaspère ces grands patrons. 

Non, la durée du travail n’est pas la cause du chômage 

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Les grévistes à Air France ont raison de lutter

Aujourd’hui, malgré la contrainte de l’obligation de se déclarer 48 h avant, 75 % des pilotes (95 % en excluant les cadres asservis) sont en grève pour défendre certes leurs emplois, mais aussi toutes les catégories professionnelles de l’aérien. Ils s’opposent à la création de filiales bas-coûts utilisant davantage la sous-traitance, véritable Cheval de Troie pour dégrader les salaires et les conditions de travail, pour accélérer la perte d’emplois au sein d’Air France, pour transférer les emplois vers des salarié-es plus précaires.

Attaquer les chômeurs plutôt que vaincre le chômage !

Poursuivant son offensive de séduction du Medef et des milieux d’affaire, le gouvernement par la voix du ministre du travail s’en prend aujourd’hui directement aux chômeurs en mettant en cause leur volonté de retrouver un emploi et en demandant aux services de pôle emploi d’accroitre les contrôles.

Alors que le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 500 000 personnes depuis le début du quinquennat de François Hollande, M Rebsamen préfère tenter de s’attaquer au thermomètre plutôt qu’aux causes profondes de ce désastre social qui fait basculer une large partie de la population dans une grande précarité.

Dans le même temps alors que les dividendes versés aux actionnaires des grands groupes et des banques françaises entre 2013 et 2014 ont augmenté de plus de 30 %, le gouvernement multiplie les cadeaux au patronat comme le CICE et le pacte de responsabilité sans contrepartie s et surtout sans la moindre mesure de contrôles.

Pour l’Union syndicale Solidaires, d’autres choix sont possibles et il y a urgence à imposer des alternatives concrètes par la construction du rapport de force par les salarié-es et les plus précaires. Ce n’est pas aux précaires et chômeurs de payer pour leur crise.

 

Paris, 2 septembre 2014

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"Le système néolibéral  affaiblit progressivement le pouvoir politique (démocratie), au profit du pouvoir économique et financier (oligarchie). En favorisant ainsi le pouvoir de l'argent, on enlève au peuple toutes possibilités d'actions sur son destin. La démocratie devient virtuelle."
 
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