Cap Plein SUD IDF Janvier 2019

Édito

«C’est très violent », « C’est d’une extrême violence ». Les éloges n’ont pas tari suite à notre dernière publication sur la promotion du directeur de Stains. La violence, et la dénonciation de la violence, c’est très tendance en cette période de manifestations des Gilets Jaunes. Et la directrice régionale ne s’est pas privée de s’en prendre à un de nos élus lors de la réunion du CRE de novembre pour lui dire tout le mal qu’elle pensait de la violence verbale qu’il y avait dans notre texte (sic). Dont acte ! 

À ceci près que la violence, tout comme la délinquance avec laquelle elle rime, peut aussi s’exercer en col blanc. Eh oui, la violence en col blanc, ça existe et c’est tous les jours qu’elle se manifeste. Ainsi, quand un directeur, prenons celui de Stains comme exemple, convoque les 4 salariés d’un groupe de travail, et annonce à 1 des 4 que c’est lui qui va être licencié, et pas un autre, ben ça, c’est de la violence. Mais rendons lui grâce, il n’est pas le seul : tous les salariés à qui l’on a dit qu’ils seront licenciés, alors même que le processus vient à peine de commencer, sans prendre la peine d’utiliser un conditionnel qui pourtant est de mise tant rien n’est moins sûr que l’aboutissement du projet de la direction de l’AFPA, tous ces salariés peuvent se dire victimes de la violence. Et celle-là, elle est autrement plus destructrice que le fait de se voir promu directeur régional et que ça fasse la une d’une publication syndicale. Car en effet, combien de familles vont être détruites si le plan va jusqu’au bout ? Et pas seulement les familles des salariés, mais également les familles de tous ceux qui comptent sur l’AFPA pour les sortir du chômage. Car oui, comme en témoignent les anciens stagiaires sur la pétition en ligne, c’est bien grâce à l’AFPA, la qualité de ses formations et le professionnalisme de ses salariés qu’ils ont pu rebondir, s’en sortir, …

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Cap Plein SUD IDF Octobre 2016

Edito

Jamais 2 sans 3 ! Voici donc le troisième projet de plan d’entreprise pour l’AFPA qui prévoit de supprimer des emplois. Après celui de Boissier et celui de Caïla, y’avait pas de raison que la dégère d’Artois n’essaie pas de placer le sien. Alors oui, il faut le reconnaître, elle a bénéficié des erreurs de ses prédécesseurs et elle a construit le sien avec beaucoup plus de finesse, notamment au niveau du plan de com’. Tout d’abord, laisser infuser la dette de l’AFPA dans les têtes : « Vous vous rendez-compte, plus de 700 millions d’euros de dette à l’AFPA, il faut faire quelque chose ».

Ensuite, et c’est là la différence avec les précédents : ne rien laisser fuiter du projet jusqu’à sa présentation officielle ce 18 octobre, allant jusqu’à faire signer une clause de confidentialité aux DR. Quel meilleur teaser pour générer l’envie de savoir, fantasmer sur les mesures qui vont être prises…

Et là, paf !!! Le document est transmis aux élus du CCE, contre signature. Et attention, c’est du lourd : 1400 pages, sorte d’annuaire des licenciés, qui racontent par le détail ce qui va arriver à chacun de nous. Chaque salarié de l’AFPA, et histoire de déshumaniser tout ça, on ne parle pas de salarié mais de poste, chaque salarié donc peut se retrouver dans l’annuaire et savoir quel sera son avenir par rapport à l’AFPA.

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Cap Plein SUD IDF Août 2018

Édito

L’été a été chaud, et pas seulement du point de vue de la météo. Si on en croit le journal « Le Monde » dans son édition du 28 juillet, il a fallu que l’État mette la main à la poche pour qu’on ait nos payes versées en juillet. Une fois encore, l’État a décidé de « sauver » l’AFPA, mais pour combien de temps ? Car cette technique qui nous laisse crever par asphyxie pour nous donner une gorgée d’oxygène au dernier moment, d’une part dégrade notre santé, mais surtout ne produit aucun bénéfice ni à court ni à long terme. Depuis le temps que l’État nous subventionne d’une manière déguisée ou d’une autre (plan 500 000, prépa compétences entre autres), ça lui revient quasiment aussi cher que du temps de la subvention (avant 2005), mais avec les résultats en moins sur la qualification des chômeurs et leur retour à l’emploi. Surtout que depuis tout ce temps, les Conseils Régionaux ont prouvé – toutes lignes politiques confondues - toute la considération qu’ils avaient envers « les plus éloignés de l’emploi » : rien à battre. Il suffit de voir le montant que le CRIF, Conseil Régional d’Ile de France, accorde à la formation AFPA dans son dernier appel d’offres : tout juste un peu plus du tiers de l’enveloppe qu’elle touche de l’État pour assurer cette mission (cf. Brèves de CRE).

La chaleur et la coupure estivales auront aussi permis au gouvernement de passer en loucedé la réforme de la formation professionnelle : le 1er août, la loi « Avenir professionnel » a été définitivement adoptée. Au programme : fin d’un crédit d’heures pour se former, mais en échange, chaque salarié bénéficiera d’un chèque formation, qu’il pourra dépenser comme il l’entend. Bon, c’est pas avec 500 € par an qu’il pourra avoir les mêmes formations qu’avec les 24 heures annuelles du CPF. Mais Pénicaud a tout prévu : « Lorsque le coût de cette formation est supérieur au montant des droits inscrits sur le compte [...] le compte peut faire l’objet , à la demande de son titulaire, d’abondements en droits complémentaires pour assurer le financement de cette formation. Ces abondements peuvent être financés notamment par :

1° Le titulaire lui-même ; … » (L.6323-4 Code du Travail)

Bref, chômeur en reconversion sera un nouveau signe extérieur de richesse.

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Cap Plein SUD IDF Septembre 2018

Edito

Résoudre le problème du chômage, c’est simple comme une déclaration présidentielle : il suffit de traverser la rue. Bon, d’accord, tout le monde se marre avec cette saillie et chacun peut y aller de sa caricature, parfois très drôle, pour illustrer cette sentence. Mais derrière ça, qu’a voulu dire notre président des riches (sans les guillemets) ? En fait, tout le fond de sa pensée : un boulot, tu le prends, ou bien tu es un parasite de la société qui ne souhaite que vivre à ses crochets. Et tant pis si ça n’a rien à voir avec tes aspirations de vie, et tant pis si ça n’a rien à voir avec ton MÉTIER.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : détruire les métiers, et tout ce qui va avec, le geste professionnel, les pairs, la reconnaissance et le positionnement dans une société. Et l’AFPA, toujours volontaire pour servir de laboratoire social aux volontés de casse du même nom par le Ministère du Travail, a encore une fois répondu « présente ». Tout d’abord dans son service aux usagers et la dernière prestation proposée : « Prépa Compétences ». Tout est dans le titre, on ne cherche même plus à masquer la fraude. À l’AFPA, on ne prépare plus à avoir une qualification, un métier pour avoir un emploi. Non, juste une ou 2 compétences, de manière à être« employable ». Et qu’est-ce qui rime avec employable ? Jetable, vous répondrons le MEDEF et ses serviteurs du gouvernement. Mais c’est pas grave, puisqu’il suffira de préparer à de nouvelles compétences, pour être à nouveau employable : on a tous droit à plusieurs vies professionnelles, parait-il.

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Cap Plein SUD IDF juin 2018

Edito

Plan d’entreprise à l’AFPA : il y aura encore des élus Délégués du Personnel et CHSCT pour défendre les salariés lorsque les choses vont commencer à empirer. Voulues par la direction en juin, histoire d’avoir le champ libre pour septembre, les élections sont reportées au premier semestre 2019. Champ libre, car on ne le répètera jamais assez, les prochaines élections seront les premières à l’AFPA dans le cadre réduit des lois Macron-Pénicaud, lois qui prévoient la suppression des délégués du personnel (DP) et des Comités d’Hygiène et de Sécurité, et des Conditions de Travail (CHSCT). D’autant que la direction en rajoute une couche en supprimant au passage les délégués syndicaux locaux. Bref, la disparition des élus de proximité. Alors on comprend mieux le coup de gueule de la CGC, le syndicat des cadres, les seuls à avoir continué de toucher augmentations et primes depuis ces huit dernières années. Depuis des mois et des mois que son président milite ouvertement pour la suppression d’emplois (au moins 2000) et la fermeture de centres, ça lui en a fichu un coup au moral de savoir que tous les syndicalistes, ceux qui défendent les salariés, seront encore présents, dans tous les établissements, pendant toute la durée du plan d’entreprise qui est annoncé « à partir de septembre ».

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Cahier revendicatif Solidaires

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"Le système néolibéral  affaiblit progressivement le pouvoir politique (démocratie), au profit du pouvoir économique et financier (oligarchie). En favorisant ainsi le pouvoir de l'argent, on enlève au peuple toutes possibilités d'actions sur son destin. La démocratie devient virtuelle."
 
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