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Un vrai plan pour l’AFPA est nécessaire !

Un vrai plan pour l’AFPA est nécessaire !

On "veut pas" :

  • Du découpage de l’AFPA en 22 régions
  • Du saucissonnage des formations en tranche de 100 heures
  • De l’argent octroyé par Bercy par petits bouts, euro après euro
  • Des effectifs de l’AFPA réduits et pressurés année après année, de 2013 à 2017
  • Des centres fermés, rattachés, jumelés, regroupés, morts

 ...

Des estampes toyotaises (mis à jour)

La réalité du plan de refondation : un cost-killer  comme directeur général (délégué)

Il s’appelle Hervé Estampes :

  • 48 ans,
  • officier supérieur dans l’armée de l’air de 1987 à 1995,
  • puis l’ENA de 1997 à 1999,
  • puis magistrat à la chambre régionale des comptes entre 1999 et 2006,
  • puis le privé, Ernst & Young, en 2006 en tant que responsable de l’activité audit-risk management pour le secteur public.
  • puis en 2008 chez Lowendalmasaï, le 3ème cabinet de tueur de coûts.

Aucune expérience de la direction d'une grande entreprise, qui plus est, en crise.

On est prévenu : il y a un pilote dans l'avion !

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 une photo d'un biplan (plan A et plan B...)

Mise à jour du 23/11/2012 : Le Conseil d’Administration de l’AFPA nomme Hervé Estampes, directeur général de l’AFPA à compter du 1er janvier 2013.

Sur Agora, il est présenté comme le directeur général de Lowendalmasaï. (Gigantesque entreprise de...220 salariés)

Il l'était depuis avril 2012 ! ("Hervé Estampes a rejoint
Lowendalmasaï début 2008 en tant que Directeur du pôle financement de l’innovation avant de
devenir Senior Director du groupe Fiscal et Financier et membre du comité de direction en 2010,
également en charge du développement des secteurs Aéronautique, Défense et Transport. Il est aussi
maître de conférences associé (finances publiques – fiscalité) à l’IEP d’Aix en Provence, dont il est par
ailleurs membre du conseil d’administration." Communiqué de presse du 12/04/2012 de Lowendalmasaï)

 

Nos valeurs

Charte identitaire
de SUD FPA Solidaires
Fonction première du syndicat SUD-FPA Solidaires
Le syndicat SUD-FPA Solidaire, Unitaire et Démocratique a pour fonction
première la défense des intérêts matériels et moraux individuels et
collectifs des salarié-e-s de son champ de syndicalisation.
À cet effet, il assure :
• la défense la plus large des intérêts des personnels au travers de
l’activité de ses adhérent-e-s et de ses élu-e-s, la défense des
personnels sanctionnés ou lésés à titre individuel ou collectif ;
• l’information du personnel sur ses droits ainsi que sur la politique
des directions et les conséquences qui en découlent pour lui ;
• l’élaboration, la mise en débat et la popularisation des
revendications les plus aptes à solidariser les salarié-e-s autour
d’objectifs de changements réels des conditions de travail et de vie ;
• la recherche, sur le terrain et à tous les niveaux, des bases d’accord
et d’unité les plus larges du personnel et des organisations
syndicales permettant de construire l’indispensable rapport de
forces face aux directions ;
• l’animation et l’extension des mobilisations, en encourageant et en
impulsant la mise en place de structures de contrôle démocratique
permettant aux salarié-e-s de diriger leur action ;
• la défense du droit du personnel à s’organiser librement pour
défendre ses intérêts face aux directions.
Pour cela, SUD-FPA se fixe pour objectif une rénovation profonde du
syndicalisme en s’appuyant sur les aspirations des salarié-e-s et leurs
expériences de mobilisation, tout en reprenant à son compte les principaux
acquis du mouvement syndical en France et dans le monde.


SUD-FPA, outil de lutte pour les revendications
Le discours ambiant sur la fin de la lutte des classes, l’idéologie du
chauvinisme d’entreprise exprimant une soi-disant communauté d’intérêt
liant salarié-e-s et patrons de « notre maison » face à ceux de « la
concurrence » ne sauraient le faire oublier : l’histoire des conflits sociaux,
loin d’être une longue suite de malentendus, témoigne d’une lutte
incessante et acharnée entre deux mondes dont les intérêts sont
fondamentalement antagonistes.
La concertation et la négociation, aussi importantes soient-elles dans
l’activité syndicale, suffisent rarement à imposer à elles seules la
satisfaction des revendications : les directions d’entreprise ne se
déterminent pas sur la qualité d’un dossier ou la pertinence d’un argument,
elles le font sur la base de leurs seuls intérêts. C’est donc,
fondamentalement, le rapport de forces créé dans et par les luttes qui est
déterminant pour gagner. Loin de tout sectarisme conduisant à
s’autoproclamer par essence défenseurs exclusifs des travailleurs et des
travailleuses, SUD-FPA ne fait pas de son existence une fin en soi. Celle-ci
n’a de sens qu’à la condition de démontrer au quotidien la capacité à agir
comme outil des salarié-e-s au service des salarié-e-s, pour convaincre,
rassembler, unir, impulser les luttes et transformer la réalité, en faisant de
toutes et tous les acteurs du changement général.
SUD-FPA, outil de lutte pour la transformation sociale
Les attaques qui frappent nos organismes et nos institutions, au-delà de
quelques différences d’aspect liées à leurs spécificités, ne diffèrent en
rien, sur le fond, de celles qui pleuvent sur l’ensemble du monde du travail.
À l’origine de ces attaques, on trouve la dictature des marchés financiers
soutenue par le néo-libéralisme, dernier avatar en date du capitalisme. Ce
rouleau compresseur n’épargne aucun secteur de la vie sociale, exacerbant
partout les impératifs de rentabilité financière et l’agressivité
commerciale, libéralisant et privatisant les services publics, éléments
essentiels de la cohésion sociale, ou sacrifiant leurs missions, réduisant
l’environnement, les êtres, leurs rêves et leurs espoirs à l’état de
marchandises, vite rentabilisées et vite jetées une fois consommées. Au
développement du chômage, de la précarité et de la misère sociale dans les
pays dits développés, correspondent la mise à sac du Tiers-Monde, des pays
de l’Est, et la pauvreté qui s’y généralise.
Dans ces conditions, prétendre apporter des solutions de fond sur notre
champ professionnel en faisant abstraction du contexte général de la
société ne serait que pure illusion. La nécessité de se battre contre
l’organisation sociale actuelle du travail (organisation hiérarchique,
parcellaire et aliénante) pour améliorer nos conditions de travail et de vie
est indissociable d’un combat plus large visant à substituer à l’actuel gâchis
qui met en péril l’existence même de la planète, une société solidaire
débarrassée de l’exploitation et de l’oppression, basée en priorité sur la
satisfaction des besoins sociaux et écologiques. Depuis son origine, le
mouvement ouvrier a été divisé, et souvent déchiré, par l’opposition entre
les tenants d’un syndicalisme se bornant à atténuer les conséquences de
l’exploitation capitaliste sans jamais en attaquer la racine, et les
défenseurs d’un syndicalisme d’émancipation des travailleur-euse-s et de
l’ensemble des exploité-e-s. Par ailleurs, une bonne partie du XXe siècle a
vu l’idée même de transformation sociale gravement pervertie et
décrédibilisée par le soutien qu’une composante non négligeable du
mouvement syndical a apporté aux dictatures du «socialisme réel » naguère
en vigueur à l’Est.
Le syndicat SUD-FPA l’affirme sans ambiguïté : l’émancipation des
travailleurs et des travailleuses ne peut se faire qu’au prix d’une rupture
avec le système capitaliste et tous les systèmes d'oppression. Elle sera le
fruit de l’action consciente, collectivement déterminée, mise en oeuvre et
librement consentie par les travailleuses et les travailleurs eux-mêmes, ou
elle ne sera pas.
C’est pourquoi SUD-FPA inscrit son action dans une double continuité :
- celle définie en 1906 par la CGT dans la charte d’Amiens, qui assigne
au syndicalisme un double objectif et une exigence : défense des
revendications immédiates et quotidiennes, et lutte pour une
transformation d’ensemble de la société en toute indépendance des
partis politiques et de l'état ;
- celle du projet de socialisme autogestionnaire porté par la CFDT dans
les années 70, dans la mesure où il place les travailleur-euse-s et la
nécessité de la démocratie la plus large au coeur de l’objectif de
transformation sociale comme de la démarche visant à y parvenir.
Cependant, un tel héritage ne constitue pas un dogme intangible.
Pour une part, les modes de syndicalisme qui se sont historiquement
développés sur ces bases ont montré leurs limites.
Par ailleurs, les luttes qui interviennent depuis le début des années 1990 à
l’initiative des chômeur-euse-s et des “sans“ pour la défense et la conquête
de droits élémentaires interpellent le monde syndical et conduisent
nécessairement à élargir ces conceptions, à refonder un projet syndical
intégrant la dimension des différents mouvements sociaux.


Indépendants, mais pas neutres
L’attitude des organisations du mouvement syndical traditionnel qui, de
façon périodique ou permanente, aliènent leur indépendance vis-à-vis des
gouvernements, des partis politiques et du patronat, souvent à l’encontre
des aspirations de leurs propres adhérent-e-s, contribue largement à
décourager, démobiliser et désorienter les travailleur-euse-s, affaiblissant
d’autant leur capacité de riposte collective. La crainte de telles dérives ne
doit cependant pas conduire à considérer qu’il existerait un champ
d’intervention syndicale "pur" de toute implication politique. Pour une part,
les revendications et les luttes qui s’expriment dans le monde du travail ne
s’arrêtent pas à la porte de l’entreprise, elles se répercutent souvent dans
l’ensemble de la société et modifient les rapports de forces en son sein. Par
ailleurs, défendre efficacement les travailleur-euse-s, c’est intervenir sur
l’ensemble des facteurs qui déterminent leurs conditions d’existence, et
pas uniquement sur l’exploitation subie par les salarié-e-s dans l’entreprise.
Le syndicat SUD-FPA porte tout jugement qu’elle estime nécessaire sur les
orientations, les décisions et les actions des différentes forces
économiques, politiques et des gouvernements.
De même, SUD-FPA met en oeuvre une pratique de débats et de
confrontation et participe aux mobilisations avec les différentes forces
politiques, dès lors que ces initiatives sont de nature à faire avancer ses
propres priorités revendicatives et/ou de transformation sociale. Pour
autant, le syndicat SUD-FPA ne confond pas son rôle avec celui d’un parti
politique. Là où la vocation d’un parti politique est d’accéder au pouvoir,
et donc, nécessairement, d’y effectuer des arbitrages entre les différentes
composantes de la société, SUD-FPA entend être en toutes circonstances un
outil des travailleur-euse-s au service des travailleur-euse-s, une
organisation syndicale pluraliste se donnant comme objectif de construire
avec elles et eux un véritable contre-pouvoir face aux gouvernements et
aux partis politiques, quels qu’ils soient.
En conséquence, SUD-FPA élabore ses orientations et détermine son action
dans la plus totale indépendance vis-à-vis des organisations politiques, des
gouvernements, de l’État, des groupes économiques et financiers, du
patronat et des logiques que les uns et les autres véhiculent.


S comme Solidaires
Le système capitaliste n’a pas de frontières : peu lui importent sur le fond
les différences de statut, de nationalité, de sexe ou de couleur de peau,
l’essentiel étant de soumettre les travailleur-euse-s et les peuples, quels
qu’ils soient, à sa logique de profits.
Par contre, il s’en sert abondamment pour diviser, morceler
artificiellement la résistance des exploité-e-s, afin de leur faire perdre de
vue cette vérité première : ce sont elles et eux qui créent les bases
matérielles de toute société, et ce sont elles et eux qui se voient
confisquer, partout dans le monde, l’essentiel du fruit de leur travail. Tous
les moyens lui sont bons pour exercer sa domination. Tantôt il va spéculer
sur l’aspiration légitime des peuples à la paix et à la sécurité pour imposer
un type de construction européenne dont l’objectif central est d’opérer un
laminage de l’ensemble des garanties sociales et une déréglementation
généralisée. Tantôt il exacerbe la haine, la xénophobie, le racisme et le
sexisme pour miner les capacités de résistance collective des exploité-e-s.
Ainsi, tel chômeur blanc se sentira moins exploité s’il se considère
supérieur à un noir. Tel homme confronté à la précarité se rebellera
d’autant moins qu’il pourra se conduire comme le patron de sa femme, à
qui il fait supporter l’essentiel du poids des tâches ménagères et de prise
en charge des enfants. Cette tactique de division rencontre d’autant plus
de succès que la précarité, le chômage de masse, les atteintes au pouvoir
d’achat et la misère lui créent un terreau favorable, en mettant de plus en
plus de travailleurs et de travailleuses en concurrence les un-e-s contre les
autres pour leur survie élémentaire.
Déchirés entre eux par une guerre incessante pour la conquête des marchés
et l'accroissement de leurs profits, les différents groupes capitalistes ne
manquent cependant jamais de s'unifier lorsque leurs intérêts
fondamentaux leur semblent menacés par les mobilisations des exploité-e-s
et des opprimé-e-s. Les gouvernements prennent alors le relais, sous des
formes variables selon les situations et les lieux, allant de la criminalisation
des mouvements sociaux au totalitarisme d'État. Dans ces conditions, la
solidarité ne saurait être un vague supplément d’âme manifesté
sporadiquement au gré de l’actualité.
Ce n’est pas non plus une préoccupation à géométrie variable, qui ferait
considérer qu’il y a des oppressions plus ou moins supportables, et, partant,
plus ou moins dignes de solidarité. Condition indispensable au succès des
luttes revendicatives et à la transformation sociale, la solidarité ne se
divise pas, c’est une conception de fond qui doit imprégner le contenu de
chaque revendication et inspirer la pratique syndicale concrète de tous les
instants.
Elle ne se limite pas à un simple soutien aux luttes déjà engagées, mais
nous conduit à favoriser leur essor et à permettre d'en engager de
nouvelles, en aidant à la création et au développement d’associations
intervenant dans la société sur des objectifs compatibles avec les nôtres ;
Plus précisément, SUD-FPA se bat :
– Au plan des entreprises :
• pour le plein emploi et la réduction du temps de travail, l’arrêt de la
précarité, la création d’emplois socialement utiles, le droit à l’emploi
à temps complet, l’accès au statut offrant les meilleures garanties ;
• pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ;
• pour l’amélioration des qualifications et des conditions de travail, la
progression du pouvoir d’achat avec priorité aux bas salaires;
• pour organiser la solidarité avec les secteurs en lutte.
– Dans l’ensemble de la société :
• pour s'opposer au désengagement de l'État et à l'abandon des
politiques publiques, pour mettre en place les services publics
nécessaires à la collectivité et à la lutte contre la montée des
inégalités, pour la défense et l’amélioration du statut des
fonctionnaires et des autres travailleurs nécessaires à l’exercice de
ces services publics ;
• pour un développement économique soutenable respectant
l’environnement, le développement des activités et des productions
socialement et écologiquement utiles ;
• pour la défense et l’amélioration de la protection sociale et des
retraites ;
• pour mettre fin à l’oppression spécifique subie par les femmes dans
tous les domaines (économique, familial, sexuel) ;
• pour éradiquer le racisme, le fascisme et la xénophobie ;
• pour imposer le droit au logement, à la santé, à l’éducation, la
formation, la culture, la justice pour toutes et tous ;
• pour l'arrêt des discriminations qui frappent les immigré-e-s, les
jeunes des quartiers défavorisés, les homosexuel-le-s… ;
• pour la défense et l’extension des libertés publiques et du contrôle
citoyen, le droit d'expression et de manifestation ;
• pour le respect de la vie privée et sociale dans et hors de l’entreprise,
pour la défense et l’extension des libertés publiques et du contrôle
citoyen, le droit d’expression et de manifestation.
– Au plan européen et mondial :
• pour une pratique de débats, d’échanges, de solidarité active avec les
syndicats et les salarié-e-s de tous les pays ;
• contre l’Europe libérale au service des multinationales, pour une
Europe garantissant à tous et toutes des droits sociaux de haut
niveau ; contre le nivellement par le bas ou le démantèlement des
services publics ;
• pour le droit à la libre circulation des individus ;
• en soutenant les luttes des peuples pour le respect de leurs droits et
leur émancipation ;
• pour l’abrogation de la dette du tiers-monde et l’arrêt des politiques
mises en oeuvre par le Fonds monétaire international, la Banque
mondiale et les états développés, qui asphyxient les pays en voie de
développement, les états du sud et de l’est européen.


U comme Unitaires
L’unité permet que, dans le respect des différences philosophiques,
religieuses, politiques, syndicales, de sexe ou de couleur de peau,
l’ensemble des travailleur-euse-s se retrouvent uni-e-s dans l’action pour
défendre ce qu’ils et elles ont en commun, leurs intérêts matériels et
moraux. Loin de cultiver les divergences, SUD-FPA se fixe pour ligne de
conduite de dégager à tous les niveaux ce qui fait consensus ou permet un
compromis acceptable entre celles et ceux qui veulent lutter contre
l'exploitation et l'oppression. L'objectif est en effet de construire le rapport
de forces unitaire nécessaire à l’action.
Dans les mobilisations, si l’unité est un désir très profondément ancré chez
les salarié-e-s, elle est très souvent battue en brèche par la division
syndicale : la lutte engagée en commun est alors dévoyée, son impact
affaibli par la mise en avant de désaccords et de divergences artificiels
n’ayant souvent qu’un lointain rapport avec l’objet du conflit. Par volonté
démocratique, mais aussi parce qu’elles sont un gage de succès des
mobilisations, SUD- FPA, tout en gardant son identité propre, soutient et
encourage toutes les pratiques de contrôle des mouvements par les
travailleur-euse-s (assemblées décisionnelles du personnel, élections de
délégué-e-s, comités de grève, coordinations…). Ces formes d'organisation
peuvent permettre de surmonter la division syndicale, de limiter au
maximum la délégation de pouvoir, et de favoriser la prise de conscience de
chaque individu en le faisant acteur à part entière de la lutte en cours.
Cette volonté de contribuer à tout moment à l’unité des travailleurs et des
travailleuses trouve son prolongement dans une démarche constante envers
les autres organisations syndicales et les associations, tant au plan
professionnel et interprofessionnel qu’en direction du mouvement social. Le
syndicat SUD- FPA a, dès l’origine, cherché à tisser les liens permettant
d’élargir son champ syndical dans un cadre interprofessionnel. Il a rejoint
l’Union syndicale SOLIDAIRES, y reconnaissant un type de syndicalisme et
des valeurs proches des siennes. Se prononçant pour une recomposition
syndicale large, il s’affirme prêt, à l’avenir, à réfléchir à l’adaptation de
son statut en fonction des évolutions du monde syndical et des perspectives
ouvertes par les luttes, dès lors que cela lui paraîtra représenter un
renforcement du rapport de forces pour le monde du travail.


D comme Démocratiques
Dans une société où la grande masse de la population est dépossédée de
tout contrôle réel sur les enjeux la concernant, SUD-FPA s’attache tout
particulièrement à pratiquer la transparence. Ainsi, tous les éléments qui
parviennent à sa connaissance et qui touchent à des enjeux de société
doivent être systématiquement mis sur la place publique et livrés au débat
citoyen.
De la même façon, SUD-FPA s’attache à permettre au personnel de se situer
en toute clarté sur l’ensemble des problèmes le concernant. Cela passe par
une politique d’information la plus large et la plus complète possible, le
recours constant au débat et au travail de conviction pour rassembler le
personnel. De façon générale, le syndicat SUD-FPA s’interdit également de
s'engager au nom des salarié-e-s sans les avoir préalablement consulté-e-s.
Dans les mobilisations, SUD-FPA favorise l'expression des personnels en
lutte, rend compte systématiquement des évolutions, et respecte les choix
et les votes des salariés, quelle que soit sa propre appréciation sur la
question. SUD-FPA met ses moyens militants au service du personnel,
syndiqué ou non, refusant de pratiquer le chantage à l’adhésion en échange
d’une aide ou de renseignements. SUD-FPA s’interdit également de
solliciter le moindre passe-droit au profit de ses adhérent-e-s ou de
quiconque, condamne et refuse en bloc toutes les mesures par lesquelles
les directions tentent d’acheter la paix sociale en accordant aux militant-es
syndicaux des privilèges (de carrière ou autres) par rapport au reste du
personnel.
S'il refuse catégoriquement toute pratique de clientélisme ou d’adhésion
forcée, le syndicat SUD-FPA cherche à ce que le plus grand nombre possible
de salarié-e-s rejoigne ses rangs, et ce pour deux raisons essentielles :
- il doit trouver dans les seules cotisations de ses adhérent-e-s les moyens
de garantir sa totale indépendance, et ce, quelle que soit la situation
sociale ou politique à laquelle il peut se trouver confronté.
- la force d’une organisation syndicale réside dans sa capacité à élaborer,
informer, convaincre, mobiliser le plus largement possible, face à des
directions qui disposent amplement des moyens nécessaires pour
démultiplier leurs attaques à tous les niveaux de l’organisation. Par
ailleurs, il est essentiel d’avoir une connaissance précise des
préoccupations et des aspirations des différent-e-s salarié-e-s, pour
pouvoir mettre en avant les revendications les plus unifiantes et donner
un impact plus fort à l’action syndicale au sens large. Cela implique
nécessairement d’associer un maximum de travailleur-euse-s à la vie et à
l’action syndicale.


Une vie interne en accord avec nos valeurs
Le syndicat SUD-FPA se doit d’avoir un mode de fonctionnement en rapport
avec sa pratique syndicale et son projet de société, alliant la démocratie la
plus large à un respect intransigeant de ses valeurs identitaires.
Parce qu’il est en lien direct avec les travailleur-euse-s, le syndicat est la
structure politique de base légitime.
C’est à lui qu’il appartient de faire des propositions, d’être à l’initiative et
d’évaluer, en fonction de sa réalité propre, le bien-fondé de la reprise ou
non des décisions fédérales et interprofessionnelles.
À l’intérieur de SUD-FPA, on doit veiller à ce que la liberté d’expression soit
totale. Les décisions sont prises par les adhérent-e-s ou leurs délégué-e-s.
Chacun-e bénéficie d’un droit à l’information et à la formation syndicale,
condition indispensable pour pouvoir maîtriser les débats et exercer son
pouvoir de décision en toute connaissance des enjeux. Le droit à
l’expression publique des désaccords est garanti aux sections et aux
adhérent-e-s, et s’étend à la totalité des éléments touchant à l’activité
syndicale (prises de positions publiques, décisions d’action, contenu des
revendications, mise en cause des responsables dans le cadre de leurs
mandats…). La contrepartie démocratique de ce droit est l’obligation
morale, pour les individus et les structures émettant ces désaccords,
d’engager et de poursuivre le débat à tous les niveaux du syndicat.
De façon générale, cette volonté de liberté, pour pouvoir vivre pleinement,
implique, de la part de tous les membres de SUD-FPA, une attitude de
respect et d’écoute mutuels touchant aussi bien aux positions exprimées
dans les débats et à la légitimité des décisions majoritaires qu’au droit et
au respect des minoritaires. Ceci étant, même la volonté démocratique la
plus large ne peut aller jusqu’à tolérer des comportements visant à nier le
droit d’individus ou de groupes au respect de leur dignité humaine et à leur
droit à la différence. Le syndicat SUD-FPA combat avec la plus grande
fermeté, dans ses rangs comme dans la société, toute émergence de
comportements et d’attitudes racistes, sexistes ou homophobes.


Des responsables mandaté-e-s et contrôlé-e-s
SUD-FPA refuse de reproduire dans son fonctionnement interne la division
du travail inhérente au capitalisme. Les responsables ne sont pas détenteurtrice-
s d’un pouvoir confisqué, ils et elles ont pour fonction d’animer, de
coordonner et d’impulser la vie syndicale sur la base des orientations
définies par les adhérent-e-s. Ils et elles sont élu-e-s et révocables à tout
moment par les structures qui les ont mandaté-e-s. Les décisions qu’ils et
elles sont amené-e-s à prendre en l’absence de mandat précis (intervalle
entre deux réunions de structure) sont soumises au contrôle a posteriori du
syndicat, qui en examine l’opportunité et le bien-fondé, et peut en décider
l’annulation. Comme ils et elles le font dans leur rapport au personnel, les
responsables de SUD-FPA s’appuient en interne sur l’information, le débat
et le travail de conviction, favorisant l’expression et la prise en compte les
plus larges des sensibilités et des opinions des adhérent-e-s, tout en
s’attachant à aplanir les désaccords mineurs pour dégager les consensus ou
compromis indispensables à l’action.
Les permanents et responsables SUD du syndicat réaffirment leur
attachement à un syndicalisme réellement au service des travailleurs,
porteur d’une éthique écartant toute compromission, un syndicalisme
toujours attentif à éviter les dérives à caractère bureaucratique, un
syndicalisme qui, régulièrement, s’interroge et se remet en cause. Le
syndicat SUD, ses militants et permanents, veilleront à tout mettre en
oeuvre pour qu’à tous les niveaux, la réflexion ait lieu et que les moyens
soient mis en oeuvre pour éviter que se mette en place une couche de
professionnels du syndicalisme, permanents « à vie ». Nous devons donc
réaffirmer le principe de la rotation sur les postes de permanents dont le
nombre est limité au strict nécessaire. Pour que ce principe ne devienne
pas un voeu pieux que l’on sacrifie régulièrement à l’autel du pragmatisme,
pour que l’on mette en conformité nos actes avec nos principes, les
différentes structures du syndicat sont mandatées afin de dégager dès
maintenant les moyens nécessaires (formation, doublures sur des postes de
responsabilité…)
Le défi est de taille mais les défis sont faits pour être relevés. De même, elle
s’attache à donner aux femmes la place qui leur revient dans l’ensemble des
structures syndicales. Pas plus que d’autres organisations, SUD-FPA n’est à
l’abri des dérives bureaucratiques qui apparaissent lorsque des responsables
trahissent la confiance mise en eux et elles pour défendre des intérêts propres
(individuels et/ou de caste, matériels et/ou de pouvoir). Les adhérent-e-s de
SUD-FPA sont en droit de condamner avec la plus grande fermeté tout-e
responsable qui dévoierait son mandat à des fins de valorisation personnelle,
soit en recherchant des avantages professionnels indus, soit en détériorant
l’image du syndicat auprès des salarié-e-s (utilisation non syndicale de temps
de détachement…), soit en entravant le fonctionnement démocratique de
SUD-FPA (comportements caporalistes, création de clivages artificiels dans les
équipes syndicales à partir d’antipathies personnelles…).
Enfin, s'ils ont tout loisir, au même titre que chaque adhérent-e, d’avoir des
engagements et des activités politiques, les responsables de SUD-FPA doivent
veiller dans leur comportement et leur apparition à ne pas impliquer
l’organisation syndicale dans ces choix.
Le respect de cette déontologie ne peut en aucun cas reposer sur les seules
épaules des individus concernés. Les dérives de ce genre apparaissent
d’autant moins que les structures syndicales fonctionnent collectivement. En
ce sens, le droit absolu au contrôle des adhérent-e-s et des structures sur
leurs responsables se double d’un devoir : celui de ne pas favoriser, par la
délégation de pouvoir, l’émergence de tels comportements chez des individus
isolés dans l’exercice de leurs responsabilités.


Une identité qui doit fonder notre pratique d’ensemble
Le syndicat invite ses sections à communiquer cette charte à leurs adhérente-
s actuel-le-s et futur-e-s, à s’y référer dans leurs sessions de formation, et à
s’en inspirer dans leur intervention au quotidien. Dans une société
hiérarchisée, brutale, ne reconnaissant que la loi du plus fort, une pratique
syndicale Solidaire, Unitaire et Démocratique, visant à promouvoir respect des
individus, action collective et justice sociale, est perpétuellement menacée.

À nous de l’entretenir, l’approfondir et l’élargir par une vigilance de tous
les instants.

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Sous-catégories

Cahier revendicatif Solidaires

cahier revendicatif Solidaires

"Le système néolibéral  affaiblit progressivement le pouvoir politique (démocratie), au profit du pouvoir économique et financier (oligarchie). En favorisant ainsi le pouvoir de l'argent, on enlève au peuple toutes possibilités d'actions sur son destin. La démocratie devient virtuelle."
 
Syndicat SUD FPA Solidaires - Tour Cityscope, 3 rue Franklin -  93100 Montreuil -  01 48 70 52 18
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